5 erreurs à ne pas commettre pour éviter d’accumuler des frustrations

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Si la vie ordinaire comporte naturellement son lot de frustrations, il peut être intéressant de ne pas s’en rajouter inutilement.

En effet, les frustrations engendrent des émotions négatives caractérisées par la colère. Leur répétition peut générer un certaine violence qui peut être soit dirigée vers soi (on parle alors de dépression), soit vers les autres (on parle alors d’agressivité). En effet, vivre une frustration de temps à autre ne menace pas notre équilibre psychique mais les frustrations chroniques quant à elles sont absolument saboteuses …

Voici nos 5 erreurs les plus courantes:

1.La Surconsommation

La surconsommation matérielle est tout à fait contemporaine de l’époque dans laquelle nous vivons et se trouve évidemment liée à notre société de consommation. Les sirènes de la publicité nous vantent une vie meilleure si nous consommons tel ou tel produit…

D’ailleurs, en cas de déprime, nombre d’entre nous vont faire une après midi de shopping pour se sentir (momentanément) apaisée… avant de laisser place la plupart du temps à un sentiment de culpabilité.

Cet état d’esprit génère des besoins artificiels qui nous rendent malheureux s’ils ne sont pas comblés… Or, nous finissons par passer à côté de nos vrais besoins… plus essentiels…

Nous assistons ces derniers temps à  une véritable prise de conscience. Aidés par la poussée écologiste, certains mouvements prônent la simplification et l’art de l’essentiel…

2.Manquer chroniquement de temps

Le sentiment d’urgence permanent contribue à la plus grande frustration qui soit… La souffrance émerge lorsque nous ne respectons plus nos rythmes internes.

Nous comprenons de plus en plus que notre temps est une ressource précieuse et limitée. Pouvoir ralentir est indispensable pour retrouver l’équilibre. On assiste d’ailleurs à beaucoup de mouvements “Slow” qui ont émergé à la fin des années 80, en même temps qu’on découvrait la notion de “stress”: la “slow-food” (par opposition à la malbouffe),   “les slow-cities” (réduction du bruit et de la circulation en ville), “le slow travel” (voyager en prenant son temps pour se mêler à la population locale), le “slow money”, le “slow-sex”, la “slow-dance”, …

L’idée est de réinvestir le moment présent et de désencombrer sa vie au sens propre, comme au sens figuré, …

3. Ne s’occuper que des autres

Si l’altruisme est bien sûr louable et essentiel, l’excès nuit en tout. J’ai, dans mes patients, certaines personnes dont le way of life est de faire plaisir à leur entourage … à leur propre détriment… Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai… C’est un moyen pour eux d’exister et de se faire valoir. Mais dans ce cas, leur estime de soi ne repose que sur le retour de l’autre . Et c’est là que le problème se pose: le retour de l’autre n’est jamais à la hauteur de nos attentes et l’on se sent non reconnu, voir même floué et abusé…

Le bonheur se trouve dans l’équilibre. Une vie ne peut se construire que par référence aux autres… Sinon, vous êtes vulnérable à toutes les tempêtes extérieures. Imaginez  un peu l’état d’une maison qui serait pendant des décennies sans porte, ni toit, ni fenêtres, ouverte à tous les vents….

Il est essentiel de trouver ce subtil équilibre entre soi et les autres.

4. Tout accepter

C’est un peu la suite du point précédent… Si j’accepte tout des autres soit par crainte de les perdre, soit pour exister aux yeux des autres tant je manque de confiance en moi, je me prépare à vivre bien des frustrations… C’est là encore la métaphore de la maison ouverte à tous les vents qui illustre le mieux les risques pour notre psychisme.

Ne pas savoir poser de limites aux autres, c’est se préparer à vivre au grès des demandes de l’autre. Vous devenez un objet, sans âme que l’on peut manipuler au gré des circonstances. Reconnaissez qu’il y a mieux en terme de bien être personnel…

Vous devez absolument apprendre à savoir dire non. C’est réellement la base du développement personnel. Bien sûr, on le fera toujours de manière diplomate, sans risquer de rompre la relation… mais il est important d’amener l’autre à nous respecter. Pour cela, on se met à la place de l’autre, on exprime ce que cela nous fait de refuser et on explicite notre refus (que l’on argumente brièvement ou pas). Cela donnera par exemple: “Je comprends que tu aies besoin que quelqu’un te dépose à la gare dimanche. Je suis vraiment embêtée de ne pas pouvoir t’aider mais je ne suis pas disponible dimanche”.

5. Etre au régime

Si en ce 21 ème siècle, on commence à comprendre sur le plan scientifique que les régimes restrictifs sont inutiles et même contre productifs…nous sommes encore loin du compte pour de nombreuses personnes.

Nous sommes des animaux avec des cerveaux reptiliens. Nous sommes programmés pour survivre et toute restriction brutale d’apports caloriques est immédiatement détectée par notre cerveau qui mettra immédiatement en oeuvre un plan d’intervention ingénieux à long terme pour assurer la survie du corps… Bref, toute perte de poids brutale est veine car les kilos seront repris tôt ou tard.

Là encore, tout est question d’équilibre, ne rien s’interdire et agir avec modération semble une stratégie plutôt gagnante pour la perte progressive de poids.

La vie n’est-elle pas suffisamment complexe comme cela sans s’en rajouter une louche?


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